Faire un cadeau fait du bien

Le docteur en économie Mickael Mangot a constaté suite à ses recherches que les cadeaux ont un réel impact tant sur la personne qui offre que sur la personne qui reçoit. Faire un cadeau, c’est ainsi booster son sentiment de bien-être, son amour de la vie et, plus étonnant, améliorer ses conditions cardio-vasculaires! Il en va de même lorsqu’on fait un don à une association par exemple.

Le « plaisir d’offrir » est donc un véritable facteur de bien-être, tant qu’il reste un don de soi et que cela reste désintéressé, sans attente en retour. Lorsqu’il existe un véritable investissement personnel et spontané, on donne du sens à l’acte de faire un cadeau. D’ailleurs, il est facile de constater que dépenser de l’argent pour les autres est plus satisfaisant à long terme que de le dépenser pour soi.

Socialement, offrir des cadeaux favorise la construction du lien social et renforcer le sentiment d’appartenance à un groupe. Or, c’est un besoin fondamental de la pyramide de Maslow!

 

Et si je n’aime pas les cadeaux?

Pourquoi on n’aime pas les cadeaux?

Pourtant, il arrive qu’on n’aime pas recevoir de cadeaux. Ce sentiment est exacerbé lors des périodes traditionnelles d’échanges de cadeaux, principalement les fêtes de fin d’années et son propre anniversaire. Étonnamment, ce qui est source de plaisir pour certain.e.s peut-être mal vécu par d’autres.

Il existe diverses raisons qui expliquent ce rejet des cadeaux. On peut par exemple considérer que faire un cadeau est une tradition qu’on respecte sous la contrainte, et que cela ne représente donc pas un véritable geste d’amour. Mais bien souvent, redouter les cadeaux est un symptôme d’une peur de perdre le contrôle. Un cadeau est alors vu comme quelque chose qu’on nous impose, et face auquel on ne peut pas faire de choix. Bien sûr, ne pas aimer les cadeaux est aussi révélateur d’une peur de mal réagir, de ne pas exprimer les émotions attendues par l’autre, et de se dévoiler trop intimement au travers de sa joie, de sa gêne ou de sa déception. Tout cela est avant tout dû à un manque de confiance en soi!

 

Comment apprendre à aimer les cadeaux?

Heureusement, on peut apprendre à aimer et à recevoir des cadeaux sereinement! Cela nécessite un travail sur soi qui peut s’effectuer grâce à la sophrologie, au travers d’exercices de visualisation et de relaxation. On peut alors peu à peu lâcher-prise sur nos angoisses et trouver sa juste place quand il s’agit de recevoir un présent!

Pour recevoir un cadeau de manière apaisée, on peut tout simplement s’inspirer des enfants! En général, en tant qu’adulte, ce qui nous bloque est de penser à notre réaction, qui doit être adéquate avec ce qu’attend l’autre. On oublie d’être naturel.le dans notre façon de montrer notre plaisir de recevoir un cadeau. Un simple « merci » peut être considéré comme une dette envers l’autre, ou on peut se sentir obligé.e de faire un cadeau en retour.

En revanche, les enfants n’envisagent jamais de devoir quelque chose en retour d’un cadeau (de toute façon, c’est le Père Noël qui apporte les cadeaux!). Si on adopte cette attitude où l’on reçoit pleinement et où on accepte de ressentir notre enthousiasme sans arrière pensée, on se libère de la pression sociale en retrouvant son âme d’enfant. On cesse également de se demander si on mérite ou non ce cadeau, ou de culpabiliser si on a fait un cadeau d’une valeur inférieure.

Il est bon de rappeler que les cadeaux sont l’une des cinq façons dont on communique son amour, comme l’explique Gary Chapman dans son ouvrage Les cinq langages de l’amour.

pourquoi offrir des cadeaux fait du bien ?

Et si je veux refuser un cadeau?

Malgré tout, il existe des situations où on peut vouloir refuser un cadeau, en particulier lorsqu’on considère que celui-ci est trop cher. Ainsi, on refuse de se placer dans une position de dette qu’on estime ne pas pouvoir rembourser envers la personne. Ce type de cadeau va provoquer plus de gêne que de plaisir et l’accepter devient impossible.

Il est également possible de refuser un cadeau quand on estime qu’il y a eu une transgression au niveau du prix, par exemple, dans des situations où on se trouve dans un magasin avec une personne qui veut nous faire un cadeau, et qu’on voit le prix qui est pour nous très – trop – cher. En général, le fait de proposer à une personne de choisir son cadeau va la mettre dans une situation gênante, qui va logiquement entraîner un refus. Cela peut se produire aussi lors d’événements comme des « Secret Santa » où, dans un groupe, chacun tire au sort une personne à qui faire un petit cadeau selon un budget fixé à l’avance, et que quelqu’un dépasse ostensiblement ce budget.

Enfin, un autre cas de figure où on peut refuser un cadeau est lorsqu’au début d’une relation, l’une des personnes va faire un cadeau trop important et trop intime. Il est important de respecter le rythme de construction d’une relation, de s’assurer que les sentiments sont réciproques, et de ne pas forcer les choses.

Refuser un cadeau est sain si ce cadeau est fait de manière à nous mettre mal à l’aise, ou dans une situation trop déséquilibrée.

 

Faire un cadeau a du sens!

Un cadeau n’est jamais innocent. Au contraire, derrière chaque présent existe des intentions et un sens particulier. Par exemple, un cadeau offert par une personne qui n’en a pas beaucoup reçu dans sa jeunesse est un véritable geste d’amour, car celui ou celle qui offre en mesure toute la valeur.

En revanche, une personne qui va offrir beaucoup de cadeaux, souvent chers, va montrer une volonté de domination sur les personnes à qui elle fait ces présents, que cela soit conscient ou non. De la même façon, un cadeau dit « empoisonné » marque une volonté d’emprise sur le receveur. C’est pourquoi on dit souvent qu’offrir un chien est malvenu, c’est un façon de « tenir en laisse » l’autre.

Toutefois, quand on est déçu.e d’un cadeau, ce n’est pas forcément qu’on ne nous a pas voulu de bien! Souvent, on ne va pas apprécier qu’on nous offre des ustensiles de cuisines. Pourtant, ils démontrent une véritable volonté d’apporter de l’aide de la part de celui ou celle qui offre!

Ces dernières années, on a aussi assisté à l’expansion des chèques cadeaux, qui sont venus s’ajouter à l’argent pur et simple comme présent. On a tendance à les percevoir comme des cadeaux faciles et peu originaux, mais il peut aussi tout simplement s’agir de pudeur. La personne qui les offre peut avoir peur de se tromper, de mal faire, ou de trop exposer ses propres goûts. Soyons indulgents!

 

Petit guide pour bien choisir ses cadeaux

Faire des cadeaux fait du bien, reste à savoir quel cadeau choisir! Surtout quand Noël et les fêtes de fin d’années approchent et que l’on a envie de gâter tout nos entourage!

Pour vous simplifier un peu la tâche, voici trois types de cadeaux qui font toujours plaisir:

  • Les cadeaux qui vont déclencher un plaisir par anticipation: les places de concerts, de spectacles, les entrées pour des événements, les « bon pour », etc. Ce qui est déclencheur de plaisir est l’excitation de l’attente et le côté unique du cadeau!
  • Les cadeaux sources de souvenirs impérissables: les voyages, les expériences à partager, les massages, les journées exceptionnelles qui sortent du quotidien, etc. Le plaisir découle alors des souvenirs créés le jour de l’événement et qui resteront gravés.
  • Les cadeaux en référence à une relation intime, que seules les deux personnes comprendront. On peut les faire entre membres d’un couple, entre un parent et un enfant, entre ami.e.s, etc. La dimension très personnelle de ce genre de présents va toucher la personne au plus profond d’elle-même.

Tic, tac, le compte à rebours est lancé! Pas de panique si vous ne trouvez pas le cadeau idéal pour celles et ceux que vous aimez, les intentions les plus simples fonctionnent tout aussi bien que les plus sophistiquées. Joyeuses fêtes!