On pense beaucoup (trop?)

Nous sommes à l’origine d’environ 60 000 pensées par jour. Cela peut paraître incroyable car en réalité, nous n’avons pas conscience de 90% d’entre elles. De plus, nos pensées inconscientes d’aujourd’hui sont les mêmes qu’hier, c’est pour cela que nous avons souvent l’impression d’être « en boucle ».

Or, selon la loi de l’attraction, nous attirons à nous ce que nous pensons. C’est pourquoi il est important de prendre conscience que nos pensées sont créatrices et qu’elles se concrétisent en agissant sur ce qui nous entoure, ce qui vient à nous et dans notre corps!

Les pensées vont également amener des émotions, qui vont entraîner nos actions, qui vont créer un résultat, qui va générer de nouvelles pensées, puis des émotions… et ainsi de suite. Laisser nos pensées nous dominer peut nous entraîner dans un cercle vicieux d’énergies négatives. En en prenant conscience, on peut reprogrammer notre cerveau pour en faire une énergie créatrice et positive!

 

Nos pensées ne sont pas que les nôtres.

Il ne faut pas culpabiliser d’avoir des pensées négatives. En effet, pour la plupart, elles ne nous appartiennent pas vraiment! On dit que nous sommes la somme des cinq personnes que nous côtoyons le plus. On comprend toute l’importance de bien s’entourer et d’écarter de soi les personnes toxiques!

À ces cinq personnes s’ajoutent toutes nos croyances, notre éducation, notre culture, notre mode de vie, etc. Tous ces éléments nous modélisent et nous contraignent à certaines pensées tant que nous n’en avons pas pris conscience.

Il est probable que depuis votre naissance, on vous ait répété que vos aviez un défaut « incorrigible », qui fait partie de vous. En réalité, c’est un conditionnement qui vous a été imposé dès votre venue au monde, voire même avant! Bien souvent, cela correspond à un trait de caractère « familial », qui se transmet de génération en génération. Vous avez peut-être déjà entendu: « Tu es maladroite comme ta grand-mère » ou « Tu râles comme ton grand-père »!

On nous dit en permanence que ces traits nous définissent, mais c’est justement parce que nous l’entendons sans cesse que cela devient vrai! Nous forgeons à partir de ces pensées limitantes une image de nous-même. À force d’y croire, nous matérialisons les choses. C’est une nouvelle preuve que nos pensées créent du réel.

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Comment reprogrammer son cerveau pour chasser les pensées négatives?

Identifier nos croyances limitantes

Vous l’aurez compris, pour reconditionner son cerveau à ne plus créer à partir de pensées négatives, il faut commencer par identifier les croyances qui nous limitent.

Ce n’est pas ce qu’il y a de plus facile!

Demandez-vous ce que vous avez toujours entendu autour de vous, ce qu’on vous a souvent répété et que vous avez fini par enregistrer comme étant la vérité. Cela peut être l’idée que l’argent est sale, qu’on ne peut réussir sans affronter les pires difficultés, etc.

Plus vous aurez confiance en vous, plus il vous sera facile de trouver ces croyances qui ne sont pas les vôtres et qui vous bloquent. En effet, vous prenez comme vraies des affirmations qu’on vous répète en particulier quand vous croyez que vos propres pensées ne sont pas aussi pertinentes que celles des autres. Évidemment, cela n’est pas le cas! Pour vous aider à reprendre confiance en vous en douceur et à vous affirmer, vous pouvez vous laisser guider par mon programme de 30 jours pour apprendre à s’aimer!

Casser les anciennes croyances

Pour casser une croyance limitante qu’on a identifiée, on peut procéder à un exercice d’écriture à la fois simple et efficace. Écrivez sur un carnet cette croyance qui est devenue vraie pour vous; par exemple « l’argent ne pousse pas dans les arbres ». Posez votre stylo et demandez-vous, dans ce cas précis, si une seule personne dans le monde a déjà pu devenir riche sans travailler. Bien évidemment, adaptez votre question selon votre croyance. Si vous avez écrit « Il faut souffrir pour être belle », demandez-vous si une personne a déjà été belle sans souffrir, si c’est « L’amour fait mal », posez-vous la question « une seule personne au monde a-t-elle déjà été amoureuse sans avoir mal? », etc. En général, la réponse est « oui ».

Dès lors, reprenez votre stylo et écrivez l’inverse de votre croyance. Par exemple: « Il est facile de réussir », « Il faut du bonheur pour être belle », ou encore « L’amour est la plus belle chose qui soit ».

Votre cerveau va peu à peu enregistrer ces nouvelles vérités et en faire votre nouveau mode de fonctionnement et de réflexion!

Pratiquer les affirmations positives

Une fois identifiées les croyances qui nous empêchent de nous réaliser, il faut les déprogrammer. Pour cela, on peut utiliser la technique des affirmations positives.

Prévoyez-vous quelques minutes chaque jour, installez-vous au calme, et répétez-vous plusieurs fois le contraire de vos anciennes croyances. Cela peut être: « l’argent est extraordinaire », « il est facile de réussir », etc.

Pour renforcer le pouvoir de cet exercice, on peut écrire ces affirmations positives et se les lire à haute voix quotidiennement.

Éviter d’utiliser la négation

Le cerveau ne comprend pas les tournures négatives. Par exemple, si on vous dit « ne pense pas à un chat », vous allez avoir l’image d’un chat à l’esprit. Le cerveau est naturellement programmé pour voir le négatif, il envisage tous les dangers pour nous protéger. Aussi, si on s’oblige à un langage positif, on apprend à notre cerveau à penser positivement. Le cerveau commence à parler un nouveau langage.

Pour reprogrammer son cerveau, il faut alors prêter attention à ce que l’on dit et à comment on le dit. On ne va plus dire « il ne fait pas beau » mais « le temps pourrait être meilleur »

Par exemple, lorsqu’on doit juger quelqu’un, si on est manager, il faut s’atteler à ne juger que les actes de la personne et non pas la personne elle-même. Il ne faut pas dire de quelqu’un:  » il est bête » mais « cette personne peut faire preuve de plus d’intelligence ».

De manière générale, pour adopter un langage positif, il faut respecter ces quelques règles:

  • Utiliser le « je » plutôt que le « tu ». Vous pouvez ainsi exprimer vos ressentis – qui vous appartiennent – sans attaquer les autres sur les leurs.
  • Parler au présent, le passé exprime des regrets et le futur des suppositions.
  • Supprimer la forme négative, les « ne…pas », « ne…jamais », etc. En faisant de vos phrases des phrases positives, vous le deviendrez!
  • Éviter les tournures de phrases au conditionnel, qui viennent exprimer des doutes.

Peu à peu, on va apprendre à penser positivement, cela va devenir un automatisme d’être positif!

 

Effacer physiquement les pensées négatives

Cela peut paraître étrange, mais ça fonctionne!

On a le choix de la manière dont on réagit face à une situation ou à un problème. De la même façon, on peut choisir de réagir face à une pensée négative! Quand on a conscience d’avoir eu une pensée sombre, on peut l’effacer concrètement. C’est à dire qu’on peut soit se dire « j’efface », dans sa tête ou à voix haute si c’est possible, soit imaginer une gomme dans sa tête qui va venir effacer cette mauvaise pensée de son esprit.

Pour compléter l’exercice, on peut venir remplacer la pensée négative par une pensée positive et constructive.

 

Méditer pour chasser les pensées parasites

Dans les moments vraiment négatifs, la méditation est un allié précieux. Elle va nous aider à faire taire les pensées parasites. Si vous n’êtes pas très familier avec l’exercice, vous pouvez vous laisser guider par les méditations gratuites que je vous propose sur ma chaîne Youtube ou consulter mon programme pour apprendre à méditer en 10 jours.

Peu à peu, vous prendrez vos marques dans cet espace de bien-être intérieur que crée la méditation.

 

Se créer un carnet de gratitude

Ajoutez à vos méditations des exercices de gratitude. Vous pouvez par exemple choisir un joli carnet pour y écrire chaque jour vos petits bonheurs du quotidien et ce pour quoi vous êtes reconnaissant.e.

Peu à peu, cela vous apprendra à prendre conscience du positif dans votre vie et à l’encourager. Pour aller plus loin, vous pouvez aussi vous lancer dans mon challenge « J’arrête de me plaindre » et emplir votre vie de bienveillance!

 

S’entourer de personnes positives

Il est toujours important de bien s’entourer. Dans tous vos projets et toutes les étapes de votre vie, vos proches – comme vos ami.e.s ou votre famille – vont vous apporter du soutien. Prenez le temps d’établir des relations saines avec celles et ceux qui vous entourent. Si vous vous sentez bien auprès d’une personne, qu’elle vous enrichit et vous fait grandir, alors il s’agit d’un.e véritable ami.e.

En revanche, si à chaque fois que vous passez du temps avec quelqu’un vous vous sentez plombé.e, déprimé.e et démotivé.e, il peut être bon de prendre un peu de recul. Vous risquez de vous faire vampiriser votre énergie par des gens qui vous veulent certainement du bien, mais qui ne s’y prennent pas de la bonne manière; ou des gens qui ne sont pas bienveillants. Pour retrouver tous mes conseils sur comment éviter les personnes toxiques, vous pouvez consulter cet article.

Laisser le temps au temps…

Pour conclure, je souhaite vous rappeler que tout travail qui concerne les pensées et la reprogrammation du cerveau prend du temps.

Mettre une routine en place et s’y appliquer chaque jour va demander de la patience, mais produire des résultats positifs dont vous pourrez constater l’impact sur votre vie. Au fur et à mesure, cela va devenir naturel et chasser les pensées négatives deviendra pour vous un automatisme. Vous pourrez alors consacrer votre énergie à vous réaliser et vous épanouir pleinement!