Stephen Hawking avait établi que « Les gens n’auront pas de temps pour vous si vous êtes toujours en colère ou en train de vous plaindre ». Soit, plus on se plaint, moins on va recevoir d’aide, et moins on sera une source d’enrichissement pour son entourage.

Cela rejoint l’idée que nous sommes responsables de notre vie. En restant dans la plainte, on se conforte dans une position de victime, et on oublie que nous sommes créateur et créatrice de sa vie. Or nous avons le choix de notre réaction face aux événements, en particulier s’ils sont pénibles. On peut prendre conscience qu’il ne sert à rien de se plaindre de choses auxquelles on ne peut rien et qu’on ne peut changer.

Attention toutefois, il ne s’agit pas ici de dire qu’il ne faut pas parler de ses problèmes, ni que nous n’avons pas le droit d’être triste, en colère ou blessé.e face à ces situations qui nous font du mal. Au contraire, sortir de la plainte, c’est apprendre à demander de l’aide pour s’en sortir et trouver le soutien nécessaire lorsqu’on en a besoin.

 

À quoi reconnaît-on qu’on se plaint?

En situation de plainte, on va avoir tendance à adopter un comportement spécifique, une posture plus recroquevillée, une tendance à se diminuer physiquement, à modifier le ton de notre voix – comme le ferait un enfant -, mais aussi à exagérer nos propos pour nous assurer que notre mal-être soit bien compris et ressenti par autrui.

Il est aussi possible d’avoir un comportement, plus subtil, qui va consister à dire des choses que nous reprochons aux autres, pour dissimuler ou au contraire se vanter du trait inverse chez nous. Par exemple, si on ne cesse de répéter que les autres sont bordéliques, c’est probablement parce que nous souhaitons montrer que nous sommes maniaque. C’est une façon – en se plaignant des autres – de se valoriser et de se rassurer.

Besoin de se plaindre

Il arrive aussi que nous soyons entrainé.e dans un système de plainte autour d’un ennemi commun. C’est un processus courant dans le monde du travail par exemple, où pour se faire accepter par le groupe, tout le monde va se plaindre de la même chose – que ce soit le patron, un collègue, ou de la propreté des toilettes! C’est à la fois une façon de se défouler et d’asseoir son pouvoir quand on est plus nombreux. Cela arrive dans le monde de l’entreprise, certes, mais aussi dans n’importe quelle situation de groupe face à un autre, comme en politique!

En ayant un ennemi commun, on peut une nouvelle fois se dédouaner de ses responsabilités: ce qui ne va pas vient forcément de cet autre contre lequel tout le monde se plaint. On pourrait plutôt utiliser cette énergie pour se demander comment faire pour améliorer ces choses qui nous gênent au quotidien…

Se plaindre, c’est aussi une manière d’atténuer ses résultats médiocres, professionnellement ou personnellement. Lorsqu’on court un marathon et qu’il pleut, ce sera forcément de la faute de la pluie si on ne fait pas un bon chrono! Inversement, il peut arriver que des gens se plaignent du positif: quoiqu’il arrive, ça ne va jamais, et ce n’est jamais assez.

En résumé, si on considère que la source de nos problème nous est toujours extérieure, qu’il s’agisse de l’environnement, des autres, du gouvernement, de la société, etc., on ne s’aide pas à avancer. Parfois, c’est en changeant notre comportement que nous allons voir les choses changer autour de nous.

Aimer se plaindre tout le temps maladie ?

Pourquoi est-il mauvais de se plaindre?

Se plaindre peut faire du bien, c’est un défouloir où on vide son sac. C’est libérateur et naturel. Cependant, à long terme, à force de ressasser les situations, on crée un égrégore négatif, qui va attirer du négatif et pomper notre énergie et celle de notre entourage. On risque alors de devenir toxique pour nos proches, de manière inconsciente.

Lorsqu’on est dans la plainte, on ne cherche pas les solutions à ses problèmes. Au contraire, on tend à se dédouaner de la réalité des choses et à s’assurer que ce qui arrive n’est pas de notre faute. On va perdre notre énergie à se justifier de notre vie qui n’avance pas.

Ainsi, on se place en position de victime en recherche d’attention – et non pas d’aide. On va avoir tendance à adopter une position infantilisante, comme pour dire: « ce n’est pas de ma faute, ce sont les autres ».

De plus, quand on est intégré dans un groupe ou une communauté auprès de laquelle on va vouloir se plaindre, on va déclencher une réaction en chaîne: les personnes qui nous entourent vont avoir tendance à renchérir sur leur propre plainte. C’est un concours de qui va avoir les pires problèmes qui se met en place, cela va créer des tensions, tout en n’aidant absolument personne à la fin.

De manière générale, le fait de se plaindre ne va attirer et entraîner que du négatif.

 

C’est décidé: j’arrête de me plaindre!

Vous êtes décidé.e, à partir d’aujourd’hui, vous allez travailler à arrêter de vous plaindre! Mais comment s’y prendre et par où commencer? Voici mes conseils:

  • Quand vous racontez un événement de votre vie, demandez-vous si vous êtes en train de constater un fait ou de vous en plaindre. Êtes-vous en train d’exagérer la situation, de chercher un coupable? Tâchez de n’exposer que les faits, tels qu’ils se sont produits, et exprimez vos ressentis dans sa plus simple expression.
  • Évitez de juger, que ce soit les autres, la situation, le temps, etc. Se plaindre, finalement, c’est être dans le jugement permanent sans la recherche de solutions.
  • Acceptez ce que vous ne pouvez pas changer. Le pouvoir de l’acceptation est très fort. Soyez en paix avec ce qui arrive, qui est toujours juste et parfait tel qu’il est.
  • Ayez des pensées positives. Le fait de penser positivement aide à changer de point de vue sur le monde, et donc à moins voir ce qui ne va pas. Pour apprendre à chasser les pensées négatives, vous pouvez consulter cet article. Peu à peu, vous allez voir le positif qui se trouve dans chaque situation, et prendre du recul en vous disant  » si c’est arrivé, c’est que je devais vivre ça pour grandir ». Même dans les pires moments, on peut toujours trouver du positif.
  • Adoptez la communication bienveillante. Pour cela, appliquez quelques règles simples, comme utiliser un vocabulaire positif, préférer le « je » au « tu » pour exprimer ses ressentis sans accuser l’autre, parler au présent, éviter les phrases au conditionnel et faire des phrases sans négations!
  • Apprenez à dire non! Si on se plaint de devoir faire des choses comme si on les subissait, mais qu’on ne dit pas non dès le départ, nous en sommes responsables. Pour apprendre à dire non, vous pouvez retrouver mes conseils juste ici.
  • Enfin, devenez acteur ou actrice de votre vie en passant à l’action. Si vous agissez, vous ne subissez plus et vous prenez les choses en main. Vous allez alors provoquer ce qui arrive dans votre vie.

Les bénéfices de ne plus se plaindre

Se plaindre conditionne notre fonctionnement et notre quotidien, de la même manière que le fait de râler dès le matin va nous poursuivre toute la journée. On commence par se cogner dans la table de chevet en se levant, puis on fait tomber notre tasse de café, puis on arrive en retard au boulot, etc. D’où l’importance de tout de suite parer à cette succession d’événement en ne se plaignant pas!

Les bénéfices sont aussi flagrants sur notre santé. Les maux de dos, les douleurs musculaires, et tous les désagréments dus aux stress sont engendrés par toute cette négativité.

On a le choix de voir la vie du bon côté ou non. Cela ne veut pas dire que le monde est une immense barbe à papa sucrée et rose, mais que nous avons le choix d’avancer ou non. On peut demander de l’aide, c’est même indispensable, auprès de nos proches ou de professionnels. L’important est de prendre conscience du pouvoir que nous avons sur les choses pour se le réapproprier et agir pour rendre notre vie meilleure.