La critique, un loisir nocif

Les mots ont un pouvoir. Chaque mot que nous employons a une vibration particulière. Masaru Emoto, docteur de l’Université de Yokohama en Médecine Alternative a réalisé durant sa vie plusieurs expériences en soumettant de l’eau à des émotions, de la musique et des mots positifs ou négatifs. À l’écoute de Mozart ou de mots tels que « gratitude », « amour », ou « merci », l’eau se cristallisait sous une forme semblable à des flocons de neige, tandis que face à des phrases comme « tu me rends malade » ou « je vais te tuer », l’eau prenait une forme chaotique.

Nous naissons composé à 90% d’eau. Cette quantité diminue peu à peu, jusqu’à atteindre environ 70% à l’âge adulte. Si on considère l’effet que peuvent avoir des mots positifs ou négatifs sur une molécule d’eau, imaginons l’impact possible sur notre corps et notre cerveau.

Prendre le temps de choisir ses mots et de sortir du schéma nuisible de la critique ne peut avoir que des effets bénéfiques sur nous. C’est le principe de la parole impeccable, le premier Accord Toltèque évoqué par Don Miguel Ruiz.

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Critiquer les autres c’est se critiquer soi-même

Les autres nous servent bien souvent de miroir. D’une part ils peuvent nous renvoyer ce que nous pensons ne pas avoir en nous, et d’autre part refléter nos défauts. Aussi, quand on critique quelqu’un, inconsciemment, nous nous reprochons quelque chose à nous-même. On peut reprocher à la personne quelque chose que nous ne voulons pas voir en nous, mais qu’on essaie de masquer. 

Or nous sommes des individus qui faisons partie d’un tout. Lorsqu’on fait une critique, on crée un point d’ombre. Nous créons un égrégore négatif. Un égrégore est une énergie créée par un groupe de personnes qui se focalisent sur une même idée ou un même objectif. Si nous critiquons, nous créons un cercle vicieux ou nous y participons en répétant des commérages que nous avons entendus. La critique peut devenir virale et nous pouvons tout mettre en œuvre pour arrêter l’épidémie.

À l’inverse, en s’efforçant de choisir nos mots et de communiquer de la bienveillance, on créé un égrégore d’amour qui aura d’autant plus de pouvoir!

7 règles d’or pour arrêter de critiquer

Prendre conscience qu’on est en train de critiquer ou de juger.

Dans son challenge « J’arrête de râler« , Christine Lewicki propose par exemple de porter un bracelet que l’on change de poignet à chaque fois que l’on râle dans une journée. C’est une manière simple que l’on peut reproduire pour prendre conscience que nous sommes en train de critiquer! On peut aussi mettre en place un système de « boîte », comme une « boîte à gros mots » ou l’on doit déposer une pièce à chaque fois qu’on critique quelqu’un. Pourquoi ne pas utiliser cet argent pour s’offrir un petit cadeau, pour se récompenser de nos progrès? Cela ne doit pas absolument être un cadeau payant, mais peut-être s’accorder du temps pour soi.

Essayer de trouver la raison au comportement de la personne qu’on a envie de critiquer.

Si, par exemple, elle nous est passée devant dans une file d’attente, ou si elle roule trop lentement, elle doit avoir une raison. Elle s’est peut-être perdue, elle a peut-être mal quelque part, ou peut-être vient elle d’apprendre une mauvaise nouvelle! Nous aussi, par moment, nous sommes de mauvaise humeur!

Prendre le temps de réfléchir avant de parler.

Comme nous l’avons expliqué, les mots ont une vibration. En les choisissant, on évite de parler trop vite et de dire des choses qui dépassent notre pensée ou qui ne sont pas vraiment ce qu’on voulait dire.

Arrêter de se trouver des excuses.

On peut penser que c’est plus facile pour les autres, mais c’est faux. Les autres n’ont pas plus de temps que nous pour réussir. Nous avons tous vingt-quatre heures dans une journée. Par contre, il est possible qu’ils priorisent différemment ce qu’ils ont à faire ou qu’ils s’organisent plus efficacement. Se plaindre et critiquer les autres ne peut pas nous aider à atteindre nos objectifs, ni a être mieux dans notre vie. Pour citer Eleanor Roosevelt « Personne ne peut vous faire sentir inférieur sans votre consentement » !

Se concentrer sur le positif

Quand on critique quelqu’un, on ne fait pas attention à ses côtés positifs. Pourtant, tout le monde à des qualités. Si on choisit de se concentrer dessus plutôt que sur les points d’amélioration de la personne, on sera plus sympathique envers elle et envers nous-même. Par exemple, au lieu de trouver que votre collègue ou votre voisin.e est égoïste parce qu’il ou elle se fout de tout, pensez plutôt qu’il ou elle a choisi de se libérer de jugement des autres.

Se réaliser et aller vers ses objectifs

Bien souvent, on critique quelqu’un par rapport à sa situation, qu’elle soit professionnelle, financière, amoureuse, etc. En général, c’est que nous même ne sommes pas heureux dans ce ou ces domaines. En prenant le temps de se réaliser et d’avancer, on ne ressentira plus le besoin de critiquer celles et ceux qui ont mieux ou moins bien réussi que nous.

S’entourer des bonnes personnes.

Lorsqu’on est entouré de gens qui critiquent tout et tout le monde en permanence, nous avons tendance à nous laisser entraîner. De la même manière qu’il est difficile d’arrêter de fumer au milieu de fumeurs, on aura du mal à ne pas critiquer s’il s’agit d’une habitude de nos proches. Rapprochez-vous de personnes encourageantes et éloignez les personnes toxiques et il vous sera plus facile de cesser les commérages!

« L’évolution personnelle commence à partir du moment où vous acceptez vos faiblesses. » - Jean Vanier